La promotion des droits de la personne au Rwanda
Par Jinnie Laberge, du groupe Rwanda
Au Rwanda, quelques organisations non gouvernementales œuvrent pour la défense des droits de la personne. Nous avons eu la chance de rencontrer des militant-e-s dans tout ce que ce terme implique. Certaines des personnes rencontrées ont vu leurs collègues et ami-e-s prendre la fuite suite à des menaces des autorités, tandis que d’autres ont été battues ou emprisonnées. La faute commise ? On a osé critiquer le gouvernement en place et dénoncer les violations des droits de la personne. Ces rencontres ont été des plus inspirantes dans notre quête de vérité sur le contexte actuel de notre pays d’accueil. Ces discours qui divergent de ceux que nous entendons dans les médias et dans notre entourage sont une opportunité pour nous d’approfondir notre compréhension de l’univers dans lequel nous vivons ici en Afrique. Les personnes que nous avons rencontrées ont été généreuses de leur ouverture au dialogue. On peut dire qu’elles n’ont pas peur des mots. Elles ont su nous faire sentir leur passion pour l’être humain, celle qui les anime et qui les pousse à lutter malgré les nombreux risques que leur vocation entraine.
Durant les heures captivantes de rencontre, nous avons abordé les questions du droit des femmes, des hommes et des enfants au Rwanda. Nous voulions en savoir davantage sur les nouvelles lois mises en place dans la Constitution de 2003 ainsi que les moyens instaurés pour assurer l’application de celles-ci. Le thème central de nos questionnements était la condition des femmes au Rwanda. Toutefois nous avons appris au sujet d’une grande variété de thèmes tels que l’histoire, les conditions de vie dans les prisons et le climat en période électorale. Il fût clairement mentionné par nos hôtes que le but des ONG travaillant pour la défense des droits de la personne n’est pas de renverser le gouvernement en place mais de ne jamais se taire devant les violations des droits de la personne. D’ailleurs la critique allait dans les deux sens : on reconnait et on mentionne à la fois les bons coups et les pas en arrière. Entre autre, on remarque qu’aujourd’hui au Rwanda, la question des femmes est sur la table. Il y a reconnaissance de leurs droits puisque des lois sont écrites. Si elles étaient appliquées, elles pourraient réduire les inégalités entre les sexes. Par exemple, il y a une nouvelle loi sur la succession qui oblige les familles à léguer leurs biens autant à leurs fils qu’à leurs filles, et qui reconnaît l’égalité des époux dans le mariage. Par contre, il est difficile de transformer les mentalités lorsqu’elles sont construites sur des coutumes et des traditions. De plus, il y a un écart qui existe entre les lois et leur application. Selon les sources rencontrées, le gouvernement « manipule la communauté internationale » en ce qui concerne cet aspect. Par exemple, il détermine les nouvelles lois en fonction des priorités déterminées mondialement, comme c’est le cas pour les lois en lien avec les droits des femmes. On dit que ces lois ont été écrites suite au dernier grief de l’ONU qui fait du droit des femmes une priorité. Nous avons été informés qu’il n’y a pas de suivis ou de ressources pour appliquer ces nouvelles résolutions. Les formations ne sont pas adéquates auprès des personnes enseignantes, des médecins, des personnes policières et du personnel judiciaire. Dès lors qu’un pays extérieur pose un regard critique sur la situation, le gouvernement Rwandais « joue la carte de la culpabilité » en rappelant aux autres pays qu’ils n’ont rien fait pendant le génocide.
Ces personnes défenseuses des droits notent aussi de belles initiatives comme la sensibilisation à la participation citoyenne à la gouvernance, la plate-forme d’observation du Tribunal pénal des accusés de participation au génocide, les formations sur le genre et le développement ainsi que la prévention au VIH-SIDA.
Elles doutent cependant de la neutralité des résultats et des intérêts qui se trouvent derrière ces actions. On nous a dit que le gouvernement sert toujours ses intérêts et que la réelle volonté d’apporter un changement est discutable. Présentement, les priorités de ces ONG qui travaillent pour la défense des droits de la personne sont l’observation de la période électorale et la sensibilisation à la parole citoyenne. On craint que les résultats des élections soient biaisés. Les gens ont peur que leur identité soit associée à un parti politique, et le souvenir d’un passé douloureux est encore bien présent. Cela se fait sentir en temps d’élection. Seul l’avenir nous le dira.
Finalement, nous sommes sorti-e-s enrichi-e-s et confronté-e-s de ces rencontres. Elles nous ont amené-e-s à réfléchir et à nous poser de nouvelles questions.
Enfin, elles auront probablement une influence sur la suite de notre projet de sensibilsation du public québécois et sur nos projets de travail.

Je doute sur la véracité de ce que vous dites, je pense que le Rwanda est l’un des rares pays africains qui fait des efforts pour promouvoir les droits et libertés de la femme, je ne sais pas si vous avez une toute autre expérience ailleurs en Afrique. Pire encore vous dites que le gouvernement sert ses intérêts ce qui est très faux, le Rwanda est l’un des pays les plus pauvres au monde et la priorité c’est de nourrir sa population il y a quelques années avant les reformes dans l’agriculture les gens mouraient de faim dans les villages, j’en sais quelque chose et vous avez remarqué que jusqu’à présent c’est une agriculture de subsistance qui est pratiqué il y a des efforts pour changer cette situation.
La tendance pour les fameux activistes des droits de l’homme c’est surtout de montrer le coté négatif des choses, j’ignore la raison mais soyez pas étonnés si demain vous vous croisez à Montréal en statut de réfugié politique, pcq la plupart c’est cela qu’ils visent et ca réussit bien car ils sont accueillis les bras ouverts par l’occident comment de grands opposants à un régime sanguinaire africain, le Canada en a par milliers, ceci étant je ne serais pas contre d’honnêtes citoyens qui disent ce qu’ils pensent. J’ignore qui vous a informe mais dans mon village situé a butare dans le sud, je sais très bien que toutes les lois en relation avec le genre sont bien suivies et évalués par les autorités locales, la population elle-même et plusieurs associations. Ces personnes defenseuses comme vous les appelez, doutent de tout, même ce qu’ils pensent être bons il y a probablement des choses cachées, ce n’es pas gratuit ! Etrange façon de penser, il y a des ONG internationales qui font des évaluations sur les actions menées par le gouvernement rwandais je vous inviterais à lire les différents rapports et comparer avec ce qu’on vous a dit.
Dans un pays avec un passé assez sombre comme le Rwanda, il faut toujours prendre soin de varier les sources d’information avant de tirer les conclusions, le Rwanda se cherche encore et je ne vais pas mentir en disant que c’est un modèle démocratique, chaque chose a son temps mais c’est un pays qui est sur la bonne voie.
Sachez qu’en Afrique nous faisons encore face aux besoins primaires, les bains chauds, Jacuzzi, grandes piscines, c’est vraiment loin de nos esprits et surtout de nos préoccupations.
Je vous remercie beaucoup.
Gaol Kipe, Antwerpen, Belgium